• Le soleil revient et, même si nous avons continué de sortir de l'école deux fois par semaine, j'avoue que l'école en plein air en hiver a un peu moins de charme sarcastic

     

    Avec l'arrivée du printemps, nous nous sommes lancés le défi de devenir de vrais petits botanistes: le lieu que nous occupons la plupart du temps avait été exploré il y a 10 ans par un professionnel, nous avons donc pu récupérer un herbier qui sert de base à nos explorations. Je distribue des extraits aux élèves qui ont pour mission de retrouver la plante correspondante. N'ayant aucune connaissance moi-même dans ce domaine, je découvre en même temps qu'eux et c'est super chouette !

    Ressources école en plein airRessources école en plein airRessources école en plein air

     

     

     

     

     

     

    Dans cet article je vous promettais de donner des idées pour travailler les maths en plein air donc voici:

    - la géométrie: donner la mission aux élèves de repérer des formes géométriques dans la nature:

    Ressources école en plein airRessources école en plein air

    Ressources école en plein air

     

    Ressources école en plein airSegments, carrés, cercles, sphères...

    J'ai aussi introduit toute la séance sur le cercle en demandant aux élèves d'être le cercle eux-mêmes. Nous avons travaillé le vocabulaire: rayon, diamètre, corde, arc de cercle en les "traçant en vrai".

    "Jean-Kevin: tu es le point A, Mathieu-Emmanuel pars du centre du cercle et va jusqu'au point A. Que vient de faire Mathieu-Emmanuel?"

    "UN RAYON !!!" répondent en choeur les enfants...

    Et de retour en classe, sur la feuille de papier avec le compas et le crayon, ça passe crème...

     

    Autre apprentissage mathématique qui se prête très bien à l'école à ciel ouvert: LES FRACTIONS !! 

    "Apportez-moi 1/2 bâton, 3/4 de feuille, 1/3 de tige!"

    Ressources école en plein air

    Ressources école en plein air

    Ressources école en plein air

     

     

     

     

     

     

     

    Nous avons également adopté un petit rituel: chaque fois que l'on passe sur ce petit pont, nous faisons la PAUSE-CONJUGAISON:

    Ressources école en plein air

    "Je vois un canard, tu vois un canard, il voit un canard, nous... etc. etc."

    "Très bien, au passé composé maintenant !!"

     

    Et, croyez-moi ou pas: ils adorent ça happy

     

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  • Lorsque j'ai exposé ce projet sur un groupe Facebook fréquenté par de très nombreux enseignants (800 000 feignasses) afin d'obtenir des idées de supports sur lesquels travailler, j'ai pu constater, une fois de plus, à quel point la mutualisation est quelque chose de naturel pour les enseignants (cf ici)

    Mais j'ai également eu affaire à ces enseignants qui aiment bien donner leur avis (critique) même lorsqu'il n'est pas sollicité (on adore ces gens-là...):

    Travail sur les migrants et les réfugiés CM1-CM2

    Non, mais est-ce vraiment une bonne idée de confronter de si jeunes enfants à des sujets aussi atroces???!!!

    A 9 et 10 ans, il ya vraiment des choses plus jolies à découvrir sur le monde sans cynisme et schizophrénie (sic)

     

    Alors, autant j'entends tout à fait cette envie de préserver l'innocence chez nos enfants, de leur laisser leurs lunettes bleues et leurs lunettes roses, de préserver la magie qui habite naturellement ces âges et je suis la première à adorer y évoluer avec eux, autant cela ne me parait pas du tout incompatible avec le fait de les confronter à la réalité de la vie.

    Non seulement pas incompatible mais même nécessaire.

    Leur donner les moyens d'apprendre, de comprendre, c'est leur fournir les meilleures armes pour leur avenir qui, soyons réalistes, ne s'annonce ni bleu, ni rose et encore moins vert.

    D'ailleurs à ce sujet: t'as vu le nouveau rapport du GIEC??

    Et puis, les programmes d'histoire/géo n'épargnent pas les élèves: les guerres de religion, la révolution française, le massacre des indiens, la première et la seconde guerre mondiale etc.: est-ce que ces enseignants souhaitant préserver l'innocence de nos enfants les sortent de leur programmation du coup?!

    Quant aux contes traditionnels et à la lecture des récits mythologiques, wow, ça doit être vraiment dur pour eux...

    Bref, en tout cas, je suis très heureuse de partager avec ceux que ça intéressera une liste de supports utiles pour travailler cette thématique, certes difficile et douloureuse, mais aussi porteuse de beaux messages d'espoir, de solidarité et d'empathie. J'allongerai cette liste au fur et à mesure de mes lectures afin de pouvoir vous donner plus qu'un simple titre et je publierai sur la page Facebook quelques avis. 

     

    Dans la rubrique littérature: 

    - Je viens de lire l'excellentissime BD de Fabien Toulmé en trois tomes : l'Odyssée d'Hakim, pour le coup cela me paraît complexe pour des CM1-CM2 mais très parlant et explicite pour des collégiens ou des lycées et je le recommande vivement à tous les adultes !!

    - La fin de Rêves amers de Maryse Condé ne plairait pas aux enseignants-bisounours mais ce petit roman est facile à lire et aborde aussi les difficultés liées aux changements climatiques: une petite Haïtienne de 13 ans contrainte de quitter son village, ses parents ne parvenant plus à tirer de la terre les récoltes d'autrefois. 

    - L'album Sans papiers de Rascal, Cendrine Genin et Jean-François Martin permettra d'aborder la question de l'accueil réservé en France aux migrants et de clarifier la différence entre migrants et réfugiés à ce sujet, j'en profite pour diffuser ici un dessin de mon copain Jo:

    Travail sur les migrants et les réfugiés CM1-CM2

    - Deux livres que je mets en parallèle et que je trouve particulièrement adaptés pour mes CM1/CM2:

    Travail sur les migrants et les réfugiés CM1-CM2

     Dans ces deux histoires, un enfant syrien partage le quotidien, notamment scolaire, d'un élève français. L'étonnement, l'incompréhension, le rejet, la compassion, l'entraide, l'Amitié mêlent leurs couleurs dans chacune de ces deux histoires que j'ai hâte de faire découvrir à mes élèves ! 

    - L'immortelle de Ricard Ruiz Garzon m'a été conseillé par une petite fille de dix ans qui l'a adoré et je la comprends fort bien ! Ce roman met en scène Judit, jeune passionnée de dessin et d'échecs de 12 ans et Mister Aliyat, un maître Iranien imbattable aux échecs qui vit en France sans papiers. Les valeurs véhiculées dans cette histoire me semblent particulièrement importantes à enseigner aux jeunes générations.

     

    - Massamba, le vendeur de tours Eiffel est un album de Béatrice Fontanel et Alexandra Huard qui retrace tout le parcours d'un jeune homme dont on ignore la nationalité exacte et qui se trouve confronté aux difficultés de la vie parisienne d'un sans-papier avant de finir par vivre un dénouement heureux.

     

    Un petit film qui résume ce bel album ici.

     

     

    Je continue ce défi et je mettrai régulièrement cet article à jour. Voici mes prochaines lectures: 

    -       Le petit prince de Calais

    -       Moi migrant clandestin de 15 ans de Thierno Diallo

    -       Histoire d’Aman de Michael Morpurgo

    -       Quitter son pays de Marie-Christine Helgerson

    -       Nassim de nulle part de Christian Neels. Syros jeunesse

    -       Antonio Skarmeta t’es pas mort. La rédaction. 

    -       Ya pas de place chez nous

    -       Lampedusa de Mayline Desbiolles

    -       Enfants d’ici, parents d’ailleurs

    -       Le camion rouge de Jean-Marc Pitte

    -       Emir et Marlène d’Ingrid Thobois

    -       Je ne suis pas un héros de Sophie Adriansen

    -       Frères d’exil de Kochka

    -       L’odyssée de Bagdad

    -  Mur Méditerranée de Louis-Philippe Dalembert

    - Boza d'Ulrich Cabrel et Etienne Longueville avec aussi une vidéo associée

     

     

    Albums : 

    -       La valise de Chris Naylor-Ballesteros chez l’école des loisirs

    -       Migrants

     

    Recueil de poèmes : 

    -       Bagages

     

    Et dans la rubrique chansons: 

    - LE groupe de mon adolescence qui a toujours su aider ses auditeurs à adopter un point de vue intéressant: El Dulce de Leche

     

    - LE duo de leur adolescence à eux, que j'ai découvert grâce à mon filleul (ado lui-même) et dont je suis vraiment fan. Une chanson percutante qui permet de se mettre à la place de...: Rentrez chez vous.

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  • Euh, non pardon: 4 heures

    Covido-protocolo seulement

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  • C'est manifestement le sujet phare du moment pour notre cher Jean-Mich-Mich...

    La circulation du Covid dans les écoles, collèges, lycées ? Non.

    La distribution de capteurs de CO2, de masques, de tests ? Non. 

    Le dernier nouveau protocole en date qui dit qu'on ne ferme pas, enfin si on ferme, ah ben non en fait on teste seulement, mais on teste deux ou trois fois, une fois de suite et puis une autre fois sept jours plus tard et on fait école en présentiel et en distanciel enfin l'un ou l'autre ou les deux en même temps on sait pas trop ? Oui un peu. 

    Mais le vrai vrai sujet phare du moment: celui qui agite les rouages du cerveau de notre bon ministre et qui soulève une vague de questions bien ciblées par les journaleux c'est: 

    L'ABSENTÉISME DE CES SALETÉS DE FEIGNASSES D'ENSEIGNANTS

    Pas l'absence hein...

    Pas simplement l'absence d'une personne malade, atteinte du COVID ou autre...

    Pas non plus l'absence de quelqu'un dont l'enfant serait malade...

    Encore moins celle d'un enseignant dont les heures de formation sont prévues PENDANT ses cours et pour qui le ministère n'a pas de remplaçant.

    Non, non, on vous parle d'ABSENTÉISME, cette chose abjecte très certainement validée par ces salauds de médecins qui distribuent à tour de bras des arrêts maladies à leurs potes enseignants dans le but de détruire de l'intérieur ce système abominable sur lequel repose l'école publique. 

    Heureusement pour le peuple: Jean-Mich-Mich a LA solution !! Recruter des contractuels

    et faire revenir sur le terrain des retraités!

    Tout va bien on vous dit ! Tout est sous contrôle...

    Présentéisme

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  • Eh non, désolée Lecteur,  on ne va pas parler de Laura Pausini...

    On va parler de ce grand tabou dans l'Education Nationale que certains présentent même comme un avantage alors que, franchement, je pense que cette solitude professionnelle ressemble plus à une chape de plomb qu'aux ailes de la liberté.

    On entend pourtant souvent des collègues la revendiquer comme un atout: "quand je suis dans ma classe, je mène ma barque comme je l'entends, personne ne peut me dire de faire comme ceci ou comme cela".

    Il me semble qu'il ne faut pas confondre la liberté pédagogique (très appréciable effectivement) et un isolement unique en son genre et propre à notre métier.  

    Combien d'enseignants se sentent seuls face à une problématique de classe, à la gestion du groupe, à la difficulté de trouver un levier pour raccrocher tel gamin ou telle famille, à l'inquiétude de mener un entretien avec un parent en colère...

    Combien d'enseignants n'attendent que ça: se retrouver à la cantine, dans la salle des profs ou à la récréation et pouvoir se confier. Dire qu'il n'arrive pas à canaliser cet élève qui a encore fichu en l'air toute la séance préparée des heures durant, trouver les mots pour ce père de famille immigré qui lui a expliqué qu'il ne savait pas ce que mangeraient ses enfants le soir ni s'ils auraient un jour des papiers français, élaborer un projet personnalisé adapté aux troubles de cet élève à besoins éducatifs particuliers, chercher les ressources pour ce projet sur les frelons... Blanquer ne nous a pas encore pondu de numéro vert...

     

    La solitude

    Alors, en attendant, les moments partagés entre enseignants, lorsqu'ils existent, peuvent nous permettre de découvrir une autre façon d'intéresser un enfant, d'obtenir les coordonnées d'un travailleur social susceptible d'aider une famille, de découvrir un livre ou un site Internet permettant de mieux nous former. Ils permettent surtout de se sentir moins seuls et de se rendre compte qu'on vit tous les mêmes difficultés. L'avènement d'Internet et des réseaux sociaux a eu cet effet positif là (faut bien qu'il y ait du positif!): la mutualisation (j'en parle ici), la possibilité de faire des vagues dans certains cas (comme le cas très récent de cet enseignant suspendu puis réintégré après avoir critiqué l'Education Nationale)...

    Mais bien souvent ils ne suffisent pas, loin de là...

    Impossible de ne pas évoquer les noms de Jean Willot et de Christine Renon mais combien d'autres sombrent dans l'anonymat et dans les abysses de la solitude?

     

    Parce qu'on ne devrait pas avoir à compter uniquement sur nos collègues, parce que dans de nombreux cas, même l'appui des collègues est absent et parce que c'est le système entier qui, bien souvent, appuie sur la tête de celui/celle qui est déjà en train de couler...

    Nous passons de nombreuses heures en réunion, certaines sont nécessaires au bon fonctionnement de l'école, de l'établissement, d'autres s'apparentent à de la formation...

    Mais les moments officiels d'échanges, d'analyses de pratiques, de conseils, d'écoute, de formation au plus près de la réalité du terrain n'existent pas dans notre institution. Ils restent le fruit du hasard d'une équipe solide, d'un proviseur bienveillant, de volontés individuelles, d'un esprit collectif parfois difficile à trouver...

    Institutionnaliser de manière régulière des espaces de paroles, dédoubler des classes en les attribuant à deux enseignants qui travailleraient ensemble, de manière complémentaire et coordonnée, établir un lien officiel entre les professionnels de l'éducation, créer des postes de psychologues au sein de l'Education Nationale, faciliter les connexions entre tous les professionnels de l'enfance que ce soit dans le champ culturel, social ou thérapeutique me semblent des pistes nécessaires à explorer si on voulait réellement permettre aux professeurs d'exercer leur métier dans de bonnes conditions...

    Mais force est de constater que la pénurie d'enseignants semble inquiéter bien peu le gouvernement...

     

     

     

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